Marie-Célie Agnant

Marie-Célie Agnant, photo © Daniel Morissette 2011, Montréal

photo © Daniel Morissette
2011, Montréal

Poète, nouvelliste, romancière, Marie-Célie Agnant quitte Haïti pour le Canada en 1970. Traductrice et interprète, elle détient un diplôme en enseignement du français et a enseigné plusieurs années tout en travaillant comme assistante de recherche. C’est ainsi que son premier roman, La dot de Sara, publié en 1995, sera « construit à partir de récits de vie de grands-mères d’origine haïtienne, transmis en créole dans le cadre d’une recherche en sociologie ».

Écrivaine présente et attentive au monde qui l’entoure, son écriture porte à la fois le sceau de la poésie et de la violence issue des sociétés postcoloniales qui naviguent entre misère criante et opulence indécente. Ses textes, dont certains ont été traduits en plusieurs langues, trouvent leur ancrage dans la réalité sociale contemporaine ; elle aborde les thèmes tels l’exclusion, la solitude, le racisme, l’exil. La condition des femmes, le rapport au passé et à la mémoire font aussi partie de son champ d’exploration.

Elle publie aussi des ouvrages destinés aux jeunes, s’intéresse au théâtre et a travaillé avec le Bread & Puppet Theater (dans le Vermont).

Conteuse, Marie-Célie Agnant participe aux festivals de contes tenus au Québec et ailleurs, et anime régulièrement des séances et ateliers de contes pour petits et grands. Elle conte en français, en anglais en créole et en espagnol.

Membre de l’Union des écrivains et écrivaines du Québec, elle est inscrite au répertoire des artistes et écrivains à l’école.

Au cœur de son œuvre, la résonance de l’histoire particulière d’Haïti, sa culture et surtout sa souffrance drue et indicible bourdonnent. D’un livre à l’autre, inlassablement, l’auteure arpente l’impossible distance d’avec la mémoire – celles de ses ancêtres, mémoires inventées, pour la plupart, mais combien familières à tous ceux qui habitent la souffrance d’où qu’ils soient.

Marie-Célie Agnant construit une œuvre qui parle de l’humain – principalement des femmes – accablé par la vie et l’incapacité d’oublier. C’est que le poids de cette mémoire surchargée ne laisse jamais indemne. Néanmoins, au-delà de cet héritage lourd à porter, les femmes, sous la plume d’Agnant, en quête d’elles-mêmes, tentent de se reconstruire, ou pas, dans un monde décomposé, parfois putréfié, qui laisse peu de place à l’humain. De diverses façons, certaines d’entre elles sont enlisées dans leur cimetière intérieur, d’autres cherchent une neutralité tout aussi aliénante, tandis que certaines refusent le renoncement à soi et se battent pour leur soi, « debout dans la lumière, à affronter les coutelas » (Femmes au temps des carnassiers). Celles-ci veulent « vivre dans la dignité, vivre en femmes debout ».

Outre le travail sur la mémoire, les mots dans le silence et le silence dans les mots sont explorés. Sur des modes différents, les voix narratives tentent de faire le pont entre leur généalogie personnelle, un certain passé collectif et un présent, souvent solitaire. À la fois, conscientes du passé et tournées vers l’avenir, elles déroulent le fil de la parole et le tendent à la génération qui les suit pour que celle-ci puisse se former une identité en mouvement, certes tributaire de l’héritage, mais aussi se forgeant à même l’inouï, à tout le moins dans une autonomie certaine.

Ce passage du savoir et ce testament de la parole traversent l’œuvre d’Agnant, et souvent, s’ouvrent, malgré tout, sur une célébration de la vie, de l’affection, de l’amitié et de l’amour, ne serait-ce qu’un instant comme un baume sur la déchirure.

De nombreuses questions sous-tendent l’œuvre. Comment se faire à la fois passeuse de la mémoire fondatrice et de la vie ? Raccommoder la mémoire et naître à nouveau ? Comment transmettre non seulement la mémoire historique, mais aussi une mémoire sensuelle faisant appel aux odeurs, aux couleurs et aux bruits ? Comment jongler avec le déracinement et l’enracinement ? Donner à voir le mal qui nous plonge ou nous a plongés dans la souffrance, sans s’incarcérer dans le rôle de victime ?

Si les livres d’Agnant s’emploient souvent à dénoncer le mal, ils font toujours signe à la vie et nous permettent d’habiter notre monde insensé.

Entre éros et thanatos, Marie-Célie Agnant se pose tout au long de ses différents textes, des questions essentielles sur le comment vivre comme sur le vivre ensemble et les raconte. Tout en déplorant l’absence de mots justes pour dire ce qui arrive à l’un et l’une à cause de l’autre, pour ajouter à l’Histoire des pans d’histoires personnelles, Agnant trouve néanmoins les mots pour dire l’indicible, du moins une partie, et nous les donne à lire.

– Lucie Lequin


Oeuvres principales:

Romans:

  • La Dot de Sara. Montréal: Les Éditions du Remue-ménage, 1995; 2000; nouvelle co-édition avec une préface de Colette Boucher: Montréal: Remue-ménage/ Mémoire d’encrier, 2010.
  • Le Livre d’Emma. Montréal / Port-au-Prince: Les Éditions du Remue-ménage / Éditions Mémoire, 2001; La Roque d’Anthéron (France): Vents d’Ailleurs, 2004.
  • Un Alligator nommé Rosa. Montréal: Remue-ménage, 2007; La Roque d’Anthéron: Vents d’Ailleurs, 2011.
  • Femmes au temps des carnassiers. Montréal: Remue-ménage, 2015.

Nouvelles:

  • Le Silence comme le sang (cinq nouvelles). Montréal: Remue-ménage, 1997.
  • Nouvelles d’ici, d’ailleurs et de là-bas (six nouvelles). Montréal: Éditions de la Pleine Lune, 2017.

Poésie:

  • Balafres. Montréal: CIDIHCA, 1994.
  • Et puis parfois quelquefois… Montréal: Mémoire d’encrier, 2009.
  • Femmes des terres brûlées. Montréal: Éditions de la Pleine Lune, 2016.

Romans pour la jeunesse:

  • Alexis d’Haïti. Montréal: Hurtubise HMH, 1999.
  • Le Noël de Maïté. Montréal: Hurtubise HMH, 1999.
  • Alexis fils de Raphaël. Montréal: Hurtubise HMH, 2000.
  • Vingt petits pas vers Maria. Montréal: Hurtubise HMH, 2001.

Contes:

  • L’oranger magique: conte d’Haïti. Illustrations de Barroux. Montréal: 400 Coups, 2003.
  • La légende du poisson amoureux. Illustrations de Tiga. Montréal: Mémoire d’encrier, 2003.
  • La nuit du Tatou. Illustrations de Veronica Tapia. Montréal: 400 Coups, 2008.

Textes publiés dans des ouvrages collectifs:

  • « Poussière de légendes » (poème). LittéRéalité 10.1 (Printemps/Été 1998): 159-161.
  • « Un Regard assassin » (nouvelle). Orées 2.1 (automne 2001-hiver 2002).
  • « Écrire en marge de la marge ». Reconfigurations. Canadian Literatures and Postcolonial Identities/Littérature canadiennes et identités postcoloniales. Marc Maufort et Franca Bellarsi, éds. Bruxelles: PIE-Peter Lang, 2002: 15-20.
  • « Le vieil homme à moitié pierre ». Nul n’est une île: Solidarité Haïti. Sous la direction de Stanley Péan et Rodney Saint-Éloi. Montréal: Mémoire d’encrier, 2004: 29-43.
  • « Écrire pour tuer le vide du silence ». Canadian Woman Studies 23.2 (2004) : 86-91.
  • « Je suis de ce pays où l’herbe ne pousse plus… ». Dernières nouvelles du colonialisme (collectif). La Roque d’Anthéron: Vents d’ailleurs, 2006: 103-108.
  • « T’écrire ». Une journée haïtienne, textes réunis par Thomas C. Spear. Montréal: Mémoire d’encrier / Paris: Présence africaine, 2007: 213-215.
  • Choix de poèmes. Terres de femmes, 150 ans de poésie féminine en Haïti. Paris: Bruno Doucey, 2010: 145-153.
  • « Sofialorène, si loin de la délivrance ». Relations 767 (septembre 2013): 30-31; Rpt. En amour avec Marie, collectif (dirigé par Emmelie Prophète). Port-au-Prince: L’Imprimeur, 2016: 12-16.
  • Cinq poèmes. Anthologie de poésie haïtienne contemporaine, dirigée et présentée par James Noël. Paris: Points, 2015: 131-137.

Distinctions littéraires:

  • 1995     Finaliste, prix littéraire Desjardins, pour La Dot de Sara.
  • 1997     Finaliste, prix du Gouverneur Général, pour Le Silence comme le sang.
  • 2007     Prix Gros Sel Grands Enfants (Bruxelles), pour La légende du poisson amoureux.
  • 2014     Prix de création en prose de la Société de développement des périodiques culturels (SODEP), pour « Sofialorène, si loin de la délivrance ».
  • 2017     Prix Alain-Grandbois de l’Académie des lettres du Québec, pour Femmes des terres brûlées.

Traductions

en català:

  • El libre d’Emma. València: Edicions Tres i Quatre, 2014.

in English:

  • « The House Facing the Sea » (« La maison face à la mer »). Trans. Christina Vander Vorst. Metamorphoses, A Journal of Literary Translation 11.1 (Spring 2003): 193ff.
  • The Book of Emma. Trans. Zilpha Ellis. Toronto: Insomniac Press, 2006.
  • « Antonio’s Departure ». Trans. Susan Barniker. Review: Literature and Art of the Americas 40 (2007): 118-123.
  • « A Murderous Look. » Trans. Julie McDonough. Tusaaji: A Translation Review 1.1 (2012): 105-108 (voir les liens ci-dessous).

en español:

  • « La casa frente al mar » (« La maison face à la mer »). Casa de Las Américas 222 (enero-marzo 2001).
  • El libro de Emma. Trad. José Antonio Jimeno. Tafalla (Espagne): Txalaparta, 2003.
  • « Una mirada asesina » Trans. María Sierra Córdoba Serrano. Tusaaji: A Translation Review 1.1 (2012): 109-112 (voir les liens ci-dessous).

in italiano:

  • Il libro di Emma. Trad. Paola Ghinelli. Santa Maria Capua Vetere (Caserta, Italie): Edizioni Spartaco, 2007.

in het Nederlands:

  • « Twee dagen om te vergeten » (« Deux jours pour oublier »). Trad. Kenneth Booten. Deus ex Machina 105 (juin 2003): 42.

Sur l’oeuvre de Marie-Célie Agnant:

ouvrage collectif:

  • Paroles et silences chez Marie-Célie Agnant; l’oublieuse mémoire d’Haïti. Colette Boucher et Thomas C. Spear, éds. Paris: Karthala, 2013. Avec des essais de: Colette Boucher, Beatriz Calvo Martín, Roseanna Dufault, Kumari Issur, Lucie Lequin, Scott W. Lyngaas, Carmen Mata Barreiro, Françoise Naudillon, Lucienne J. Serrano, Thomas C. Spear, Joëlle Vitiello et Heather A. West.

articles séléctionnés:

  • Adamowicz-Hariasz, Maria. « Le Trauma et le témoignage dans Le Livre d’Emma de Marie-Célie Agnant ». Symposium 64.3 (2010): 149-68.
  • Boucher, Colette. « Littérature transculturelle, paroles de femmes et souffle d’oralité. Une entrevue avec Marie-Célie Agnant ». Ethnologies. Appartenances. Migrations. Belonging. Québec. Lucille Guilbert, dir. Revue Ethnologies (2005) 27.1: 195-221.
  • Brière, Éloïse A. « Ventriloquie et esclavage : du mutisme à la violence chez Marie-Célie Agnant et Fabienne Kanor ». Rebelles et criminelles chez les écrivaines d’expression française. Frédérique Chevillot et Colette Trout, éds. Amsterdam/New York: Rodopi, 2013.
  • Calvo Martín, Beatriz. « La littérature migrante des femmes au Québec : Marie-Célie Agnant ou la sonorité qui brise le silence ». Nouveaux regards sur la littérature québécoise. Hélène Amrit, Anna Giaufrat et Ursula Mathis-Moser, éds. Innsbruck: Université d’Innsbruck, 2004: 49-59.
  • —. « L’espace d’expression des femmes sans voix : l’écriture de Marie-Célie Agnant et de Dulce Chacón ». Revue des Lettres et de Traduction (Université du Liban) 11 (2005): 253-263.
  • —. « Mémoire et engagement dans l’écriture au féminin en Espagne et au Québec ». Mondialisation et culture : regards croisés de la relève sur le Québec. Québec: Éditions de l’IQRC-Presses universitaires de l’Université Laval, 2007: 181-196.
  • —. « Héritage culturel et identité de genre dans l’écriture migrante au féminin ». Eidolon (Presses Universitaires de Bordeaux) 80 (décembre 2007): 181-188.
  • —. « La récupération de la mémoire dans le roman actuel au féminin ». Revue des Lettres et de Traduction (Université Kaslik Saint-Esprit, Liban) 13 (2008): 479-492.
  • —. « La poésie comme espace d’expression de l’intime chez les écrivaines engagées au Québec et en Espagne : Marie-Célie Agnant et Dulce Chacón ». Écritures de l’intime dans la littérature francophone du Canada (1980-2005). Jean-Pierre Bertrand, Jeanette M.L. den Toonder et Madeleine Frédéric, dirs. Québec: Nota Bene, 2011: 105-118.
  • —. « La recuperación de la memoria en la obra de Dulce Chacón y de Marie-Célie Agnant: guerra, migración, esclavitud y represión ». Thèse de doctorat (sous la direction de la Prof. Carmen Mata Barreiro et du Prof. Robin Lefere). Université Libre de Bruxelles, 2011.
  • Carruggi, Noëlle. « « Cet océan opaque de l’identité niée », Une lecture du Livre d’Emma de Marie-Célie Agnant ». Francographies 11 (2002): 101-106.
  • Frédéric, Madeleine. « Espace en déshérence: la terre natale déclinée par Marie-Célie Agnant ». Sexuation, espace d’écriture: la littérature québécoise en transformation. Louise Dupré, Jaap Lintvelt et Janet M. Paterson, dirs. Québec: Nota Bene, 2002: 93-113.
  • Fulton, Dawn. « The Disengaged Immigrant: Mapping the Francophone Caribbean Metropolis ». French Forum 32.1-2 (Winter/Spring 2007): 245-62.
  • Lequin, Lucie. « Écrivaines migrantes et éthique ». D’autres rêves; l’écriture migrante au Québec. Ed. Anne de Vaucher. Venise: Supernova, 2000: 113-141.
  • —. « Les écrivaines migrantes et la troisième solitude ». Revue Artexto (Rio Grande, Brésil) 11 (2000): 77-87.
  • —. « Écrire la convergence sans s’y perdre ». La francophonie sans frontière: une nouvelle cartographie de l’imaginaire féminin. Ed. Lucie Lequin et Catherine Mavrikakis. Paris: L’Harmattan, 2001: 237-247.
  • —. « The Legacy of Words; Mothers as Agents of Cultural Subterfuge and Subversion ». Doing Gender. Franco-Canadian Women Writers of the 1990’s. Ed. Roseanna Lewis Dufault and Paula Gilbert. Madison/Teaneck: Fairleigh Dickinson University Press & London Associated University Presses, 2001: 203-217.
  • —. « Les écrivaines migrantes et la troisième solitude ». Définir l’intégration? Perspectives nationales et représentations symboliques. Ed. Yannick Resh. Montréal: XYZ, 2001: 149-159.
  • —. « Elles pensent le monde ». Sextant (Belgique) 17-18 (2002): 87-104.
  • —. « Une écriture sous influence: l’éthique du travail et de l’effort chez France Théoret et Marie-Célie Agnant ». Essays in Canadian Writing 77 (automne 2002): 200-217.
  • —. « Marie-Célie Agnant: une écriture de la mémoire et du silence ». Reconfigurations. Canadian Literatures and Postcolonial Identities / Littératures canadiennes et identités postcoloniales. Marc Maufort et Franca Bellarsi, éds. Bruxelles: Peter Lang, 2002: 21-32.
  • Lyngaas, Scott W. « Confronting Haitian History in the Novels of Marie-Célie Agnant ». The French Review 8.5 (April 2011): 967-977.
  • Mata Barreiro, Carmen. « La moi femme / le nous histoire: voix et vies dans l’œuvre de Marie-Célie Agnant ».  Revue des Lettres et de Traduction (Liban) 7 (2000): 361-374.
  • —. « L’écriture migrante au féminin dans l’univers francophone: le reflet d’un engagement spécifique ». La littérature au féminin. Montserrat Serrano Mañes, Carmen Molina Romero et Lina Avendaño Anguita, dirs. Granada: Universidad de Granada, 2002: 421-432.
  • —. « Engagement et construction des identités urbaines dans la littérature francophone: la littérature migrante et l’écriture au féminin ». Les Identités urbaines: échos de Montréal. Lucie K. Morisset et Luc Noppen, éds. Québec: Nota Bene, 2003: 227-251.
  • Ndiaye, Christiane. « La dot de Sara » (compte-rendu). Études francophones 12.1 (printemps 1997): 220-223.
  • Péan, Stanley. « La mémoire de la peau ». La Presse (Montréal) 20 mai 2000.
  • Proulx, Patrice J. « Migration and Memory in Marie-Célie Agnant’s La dot de Sara and Abla Farhoud’s Le bonheur à la queue glissante ». Textualizing the Immigrant Experience in Contemporary Québec. Éds. Susan Ireland and Patrice J. Proulx. Westport, CT: Praeger Press, 2004: 127-136.
  • —. « Bearing Witness and Transmitting Memory in the Works of Marie-Célie Agnant ». Québec Studies 39 (Spring/Summer 2005): 35-53.
  • Puig, Steve. « Quelques romans de l’exil post-duvaliéristes: le retour impossible ». Journal of Haitian Studies 11.1 (Spring 2005): 57-72.
  • Sapp, Robert. « Transmitting the Legacy of Créolité in Marie-Célie Agnant’s Le livre d’Emma ». The French Review 92.4 (May 2019): 28-39.
  • Schuchardt, Beatrice. « Deux couleurs bleu: Opacité et différence dans Le Livre d’Emma de Marie-Célie Agnant ». Ecritures transculturelles / Kulturelle Differenz und Geschlechterdifferenz im franzoesischsprachigen Gegenwartsroman. Eds. Gisela Febel, Karen Struve et Natascha Ueckmann. Tübingen: Gunter Narr / Reihe: Cahiers lendemains, 2007: 189-204.
  • Schultz, Kennedy M. « Moving Forward With the Past: History and Identity in Marie-Célie Agnant’s La Dot de Sara ». Studies in 20th & 21st Century Literature 36.1 (2012): 58-73.
  • Scott, Lindsey. « S’entraider entre exils: La Confrontation duvaliériste dans La Mémoire aux abois d’Évelyne Trouillot et Un Alligator nommé Rosa de Marie-Célie Agnant ». Journal of Haitian Studies 20.1 (2014): 84-106.
  • Selao, Ching. « Les Mots / maux de l’exil/ex-île: Les romans de Marie-Célie Agnant ». Canadian Literature 204 (Spring 2010): 11-25.
  • Siemerling, Winfried. « Ethics as Re/Cognition in the Novels of Marie-Célie Agnant: Oral Knowledge, Cognitive Change, and Social Justice ». University of Toronto Quarterly 76.3 (Summer 2007): 838-860.
  • Sol, Antoinette Marie. « Histoire(s) et traumatisme(s): l’infanticide dans le roman féminin antillais ». The French Review 81.5 (April 2008): 967-84.
  • Vété-Congolo, Hanétha. « Lorsque la folie seule fait taire le silence : pour le développement, Le livre d’Emma et À l’angle des rues parallèles ». Écrits d’Haïti: Perspectives sur la littérature haïtienne contemporaine (1986-2006). Nadève Ménard, éd. Paris: Karthala, 2011: 119-135.
  • Ziether, Antje. « Migration, imagination, poétique. Le paradigme transnational chez Marie-Célie Agnant ». Études littéraires 46.1 (hiver 2015): 105-118.

Entretiens:

  • Ghinelli, Paola. Archipels littéraires. Entretiens avec Chamoiseau, Condé, Confiant, Brival, Maximin, Laferrière, Pineau, Dalembert, Agnant. Montréal: Mémoire d’encrier, 2005: 141-149.
  • Jurney, Florence Ramond. « Entretien avec Marie-Célie Agnant ». The French Review 79.2 (December 2005): 384-394.
  • Mata Barreiro, Carmen. « Création littéraire et perception d’Haïti : Marie-Célie Agnant », entrevue. L’Année francophone internationale 2010/2011. Québec: CIDEF-AFI, Université Laval et Lille: AFI (Agora Francophone International, École Supérieure de Journalisme de Lille), 2010: 146-148.
  • Proulx, Patrice J. « Breaking the Silence: An Interview with Marie-Célie Agnant ». Québec Studies 41 (Spring/Summer 2006).
  • Saint-Éloi, Rodney. « Le livre d’Emma ». Entretien avec Marie-Célie Agnant. Le Nouvelliste (Supplément 2001).
  • Tervonen, Taina. « Transmettre par la parole, pas par le sang ». Entretien avec Marie-Célie Agnant. Africultures 62 (janvier-mars 2005): 215-218.

Liens:

sur Île en île, dans Boutures et à CUNY:

ailleurs sur le web:


Retour:

Dossier Marie-Célie Agnant préparé par Thomas C. Spear

https://ile-en-ile.org/agnant/

mis en ligne : 11 octobre 2001 ; mis à jour : 13 juillet 2019