Kiskeya, l’île mystérieuse – Geneviève Gaillard-Vanté et Lionel J. Duvalsaint


Invités : Geneviève Gaillard-Vanté, écrivaine, et Lionel J. Duvalsaint, architecte.

Geneviève Gaillard-Vanté

  • 07:38 – Présentation de Geneviève Gaillard-Vanté : poète, romancière, parle quatre langues, photographe.
  • 08:43 – Lecture encouragée par la famille. Père à écrit un livre ; oncle en a écrit plusieurs. Obligatoire de lire pour père quand il rentre. Influence des voyages, raconter sur papier ce que l’on a vu.
  • 11:04 – Premier roman, Ombres du temps. Genèse du livre. Belle histoire en Haïti. Famille privilégiée. Vie quotidienne de cette famille. Période difficile de la dictature. Sophie va étudier en Espagne.
  • 14:34 – Le côté autobiographique du roman.
  • 15:38 – Parfum de cèdre. Basé sur une histoire des grands-parents, à Gonaïves en 1924. Suivi du conte, « Héros de Bagdad ».
  • 17:54 – Magie bleue (inédit), soixantaine de poèmes. Lecture de « Solitude ».
  • 20:34 – Ses dessins dans le livre.

Lionel Duvalsaint

  • 22:44 – Présentation de Lionel J. Duvalsaint, ingénieur, professeur de la faculté des sciences d’Haïti. Directeur Général de la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement (DINEPA).
  • 24:30 – Article de Duvalsaint dans Le Nouvelliste (30 mai-1er juin 2008), « Pétion-Ville le big boum… poum », absence de codes de construction.
  • 25:55 – Pétion-Ville a été envahie par les gens du centre-ville, les commerces, les banques. La ville n’était pas prête à accueillir cette masse, les véhicules. Les bâtisses ne sont pas construites être transformées en banque, en restaurant. Les ravines traversent Pétion-Ville, charriant les eaux sales de Morne Calvaire et de Montagne Noire. Les canalisations sont dépassées. L’environnement n’est plus ce qu’il était et il y a beaucoup de constructions sauvages.
  • 30:30 – Les grosses bâtisses et les mornes protégeaient la ville ; Morne L’Hôpital est devenu un impluvium mis à nu. Inondations… Tout est relié maintenant : Carrefour, Croix-des-Bouquets, Port-au-Prince… Autrefois Pétion-Ville était boisée. L’État n’a pas prévu le développement urbain. Le développement de toute ville est programmé.
  • 32:20 – Les sources exploitées autrefois par la CAMEP (Centrale Autonome Métropolitaine d’Eau Potable) sont actuellement polluées par les eaux usagées de la population qui occupe les terrains. Protéger les endroits d’une façon harmonieuse. Des zones sont disponibles dans le nord (qui commencent à être occupées d’une façon sauvage). Il faut assainir des espaces, y prévoir des logements, reboiser.
  • 35:00 – Assainir Pétion-Ville qui n’a pas de réseau sanitaire (puisards, champs d’épandage, réseaux d’égouts). La ville est construite sur un sol conglomérat, d’une sorte de calcaire qui n’absorbe pas. Il y a encore du temps de protéger Pétion-Ville. Un programme assainissement à faire, le même chemin qu’au Cap et à Jérémie.
  • 38:42 – Le drainage en bas de la ville de Port-au-Prince. Dans les années 1980, le canal Bois-de-Chêne est conçu par les ingénieurs pour charrier les eaux usagées vers la mer. Le projet comportait un plan de reforestation du Morne L’Hôpital, le ramassage des ordures et l’entretien des rues de la capitale.
  • 40:50 – Une période anarchique au départ de Duvalier en 1986. Les bennes à ordures servaient comme barricades enflammées. Les équipements sanitaires (pour la décharge contrôlée à Truitier aux tranchées sanitaires) ont été incendiés. Le Service métropolitain de collecte de résidus solides (SMCRS) enlevait les immondices. Mais avec la migration vers Port-au-Prince, la capacité de ramassage ne correspond plus à la capacité de produire.
  • 43:30 – Quant aux canalisations de Bois-de-Chêne et de Saint-Martin : les gens occupent la terre et éliminent les arbres. Quand il pleut, gravats et immondices obstruent les canalisations, l’eau s’accumule en mares sales.
  • 44:45 – On parle de la reconstruction du centre-ville (post-séisme), mais d’abord, il faut remonter aux producteurs de cette plaie, des fatras. Les ingénieurs doivent poser la question des sources des problèmes (dont l’occupation anarchique des terres, etc.).
  • 46:10 – Le choléra. Tous les fruits et le maïs grillé que l’on mange deviennent du poison. Les maladies d’origine hydrique. L’eau est indispensable à la vie.
  • 48:50 – Le portrait n’est pas beau, mais on peut le modifier. On peut sortir Haïti de cet état de souffrance. On a connu des jours meilleurs. Chaque individu porte en lui un rêve.

Geneviève Gaillard-Vanté et Lionel J. Duvalsaint

Geneviève Gaillard-Vanté et Lionel J. Duvalsaint

Théard, Marie-Alice. Kiskeya, l’île mystérieuse. Canal Bleu (chaîne 38), Haïti (7 août 2011), 52 minutes.
Entretien avec Geneviève Gaillard-Vanté et Lionel J. Duvalsaint.

Mise en ligne sur YouTube le 15 juin 2013.

Notes de transcription : Ségolène Lavaud.

Les entretiens sélectionnés de l’émission KISKEYA, l’île mystérieuse sont généreusement offerts au public d’Île en île par Marie-Alice Théard.

© 2011 Marie-Alice Théard / Canal Bleu


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mis en ligne : 11 décembre 2012 ; mis à jour : 30 avril 2017