Patrick Chastel, Te haakakai o te fenua enata

« La légende de la construction de la Terre des Hommes »

Pas une île, pas une terre sur le grand océan.
Aussi, Atanua réclama un foyer
Et pria son bien-aimé de le lui construire.
Les Dieux désignèrent le bon emplacement,
Suite à de longues journées passées à prier :
Avant l’aube, Oatea devait tout bâtir.

Deux piliers sont dressés dans le pacifique
Et, c’est déjà Ua Pou, la première née,
Puis une longue poutre va relier les deux pics ;
Ainsi surgit Hiva Oa, l’île allongée.

Des planches lui servent alors à tout relier
Et sur l’océan apparaît Nuku Hiva.
L’ensemble est couvert de feuilles de cocotier
Fatu Hiva dévoile enfin son sombre éclat

Chante au loin l’oiseau du matin, Mohotani ;
Déjà luit l’aube naissante: Tahuata !
Oatea creuse un trou puisque tout est fini
Enterrant le surplus : Ua Huka est là.

La demeure d’Atanua s’élève enfin.
Si heureuse de voir son désir accompli
« Eiao » crie-t-elle, « les dieux nous favorisent ! »
Dans nos vallées verdoyantes, chaque matin,
Nous pouvons nous aussi pousser ce joyeux cri
Quand le soleil illumine les Marquises.


Ce poème de Patrick Chastel « Te haakakai o te fenua enata » (« La légende de la construction de la Terre des Hommes »), est publié pour la première fois sur Île en île.

© 2006 Patrick Chastel et Île en île


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mis en ligne : 30 mai 2006 ; mis à jour : 14 novembre 2015