Mahamoud M’Saidié

Mahamoud M'Saidié

autoportrait © Mahamoud M’Saidié
Nanterre, juin 2019

Mahamoud M’Saidié naît le 5 mai 1966 à M’dé, village du Bambao, en Grande-Comore, dans l’archipel des îles de la lune. Né d’un père militaire et d’une mère couturière à Madagascar, il effectue ses études primaires et secondaires aux Comores et obtient un baccalauréat littéraire en 1986. Il enseigne alors dans un collège rural à Vouvouni, en guise de service national, puis quitte les Comores pour Paris en 1987.

Il soutient ensuite un mémoire de maîtrise sur « Le Piège dans le théâtre de Marivaux » et un mémoire de DEA sur « Trois poètes de la mer : Baudelaire, Jean Fanchette et Édouard Maunick ». Il parachève son cursus par une thèse sur la littérature négro-africaine dans les histoires littéraires, dictionnaires littéraires et anthologies d’expression française devenant ainsi, en 2000, docteur en littérature comparée.

Mahamoud M’Saidié entre en littérature par la poésie. Il publie ses premiers poèmes dans le journal national comorien, Al Watwan. Viennent ensuite ses recueils de poésie, dont : Le Mur du calvaireL’Odeur du coma, Nuits sèches, Une Gerbe de songes, AutodafésTu t’appelles Cyclone et Toi, le guerrier de silex. On note l’inspiration poétique sombre des titres.

Polygraphe, Mahamoud M’Saidié entreprend également un triptyque d’essais sur la littérature orale : Proverbes des Comores (2011), Devinettes des Comores (2012) et Superstitions des Comores (2014). Dans l’archipel des îles de la lune, la littérature orale précède l’écriture et en constitue la source, non seulement sous la forme des proverbes et des devinettes – l’auteur laissant les contes de côté –, mais aussi sous une forme plus inattendue : celle des idées reçues.

Mahamoud M’Saidié est également l’auteur d’un roman, La Tache d’identité (2016), des romans pour de jeunes lecteurs et de deux pièces de théâtre, Le Polygame de Barbès et Les Folles noires.

Vivant à Paris depuis 1987, il y enseignait le français dans plusieurs collèges et lycées avant de se consacrer à l’écriture.

– Christophe Cosker


Oeuvres principales:

Poésie:

  • Le Mur du calvaire. Paris: L’Harmattan, 2001.
  • L’Odeur du coma. Librairie-Galerie Racine, 2005.
  • Nuits sèches. Paris: Klanba éditions, 2006.
  • Chants d’opale. Colomiers (France): Encres Vives, 2008.
  • Une Gerbe de songes. Nogent-sur-Marne: Hélices, 2009.
  • Autodafés. Paris, Éditions du Cygne, 2010.
  • Une longue saison d’éternité. Paris: Klanba, 2013.
  • Tu t’appelles Cyclone. Paris: Alfabarre, 2016.
  • Toi, le guerrier silex. Genève: Éditions 5 sens, 2019.

Roman:

  • La Tache d’identité. Paris: Anibwé, 2016.

Théâtre:

  • Le Polygame de Barbès suivi de Les Folles noires. Paris: Acoria, 2018.

Essais:

  • La littérature négro-africaine dans les histoires littéraires, dictionnaires littéraires et anthologies d’expression française. Thèse de doctorat (Université de Paris-13, 2000), diffusée par ANRT, Lille, 2002.
  • Proverbes des Comores. Paris: Éditions du Cygne, 2011.
  • Devinettes des Comores. Paris: Éditions du Cygne, 2012.
  • Superstitions des Comores. Paris: Éditions du Cygne, 2014.

Littérature de jeunesse:

  • Caprices et jalousie (roman jeunesse). Paris: Klanba, 2011.
  • Il était une fois anges et démons (contes). Paris: Klanba, 2011.
  • Premier voyage (roman jeunesse). Paris: Klanba, 2015.

Poésie parue dans des ouvrages collectifs:

  • « Ton silence (Mayotte) ». Anthologie d’introduction à la poésie comorienne d’expression française, éditée et annotée par Carole Beckett. Paris: L’Harmattan, 1995: 53-54.
  • Esprits poétiques. Paris: Hélice, 2009.
  • Voix sans frontières / Voci fara hotare (anthologie bilingue, français-roumain). Poètes choisis et traduits par Marilena Lica-Masala. Paris: L’Harmattan, 2010.
  • « Tu te relèveras ». Pour Haïti. Fort-de-France: Desnel, 2010: 261.
  • Poètes pour Haïti, sous la direction de Dana Shishmanian et Khal Torabully. Paris: L’Harmattan, 2011.
  • Composition étoilée, poésie (Collectif). Miramas (France): Incipit en W, 2018.
  • « Des larmes de sang ». Lettres de Lémurie (Éditions Dodo Vole) 2 (2019): 30-35.
  • « Une lente agonie », extraits d’oeuvre poétique. Lettres de Lémurie 3 (2020): 106-115.
  • Poésie du monde. Anthologie 2020. Quinze ans de poésie d’ailleurs. Paris: Éditions du Cygne, 2020.

Prix et distinctions littéraires:

  • 1986     Finaliste du concours national de poésie aux Comores.
  • 1987     Deuxième prix du concours d’Art plastique organisé par le ministère de la Culture des Comores.
  • 2002     Deuxième prix du concours de poésie de la Médiathèque de Nanterre.

Liens:

ailleurs sur le web:

  • Présentation de Mahamoud M’Saidié dans la rubrique de la poésie comorienne sur le site Mwezi.net.
  • Lemeunier, Jean-Charles. « Littérature : ces Vénissians qui écrivent » avec un portrait, « Mahamoud M’Saidie : les surréalistes l’ont libéré ». Expressions, Les nouvelles de Vénissieux (10 décembre 2018).

Retour:

Dossier Mahamoud M’Saidié préparé par Christophe Cosker et Thomas C. Spear

http://ile-en-ile.org/msaidie/

mis en ligne : 18 juillet 2020 ; mis à jour : 5 août 2020