Mab Elhad

Mab Elhad

photo-autoportrait Mai Elhad
2015, Malabo

Né le 15 septembre 1968 à Moroni, Mohamed Abderemane Boina Foumou est plus connu sous le nom de plume de Mab Elhad, ou par son surnom de « poète-gendarme ».

Suite à l’obtention de son baccalauréat, il part en France au début des années 1980 où il se spécialise en élevage bovin au lycée agricole de Luçon-Pétré. De retour aux Comores, il assure des responsabilités fédérales pour le développement rural avant d’intégrer en 1987 la gendarmerie.

Il a suivi une spécialisation en Police Technique et Scientifique à Fontainebleau puis a pris la tête de la brigade de recherches territoriale à Moroni. Chargé de différentes missions de sûreté nationale aux Comores, il a notamment occupé la fonction de Directeur Général des Renseignements extérieurs.

Lecteur éclectique, Mab Elhad se réclame de maints ascendants, de Mbae Trambwe à Aimé Césaire en passant par Stéphane Mallarmé ou Jean-Joseph Rabearivelo. Il se définit comme un poète engagé défendant sa vision de l’identité, de la culture et des valeurs comoriennes. Ses textes sont d’allure traditionnelle : la musicalité y vient moins du rythme que des rimes. Des extraits de son premier recueil bilingue français-shingazidja, Kaulu la mwando (Parole première) figurent depuis 2006 sur les billets de banque de 1000 et de 2000 KMF.

Depuis sa retraite en 2009, l’ancien lieutenant de gendarmerie se consacre davantage à la poésie. Il est notamment le Délégué pour les Comores de l’association internationale francophone « Rencontres Européennes Europoésie » qui édite un bulletin mensuel. Il est aussi membre actif du « Printemps des poètes des Afriques et d’Ailleurs ». De plus, il prépare un Florilège de la poésie comorienne, de l’Indépendance à ce jour.

Mab Elhad pratique en outre la calligraphie et la photographie, passions qu’il fait partager sur ses divers blogs.

– Linda Rasoamanana


Oeuvres principales:

Poésie:

  • Kaulu la mwando. Préface d’Aboubacar Saïd Salim. Moroni: Komedit, 2004.
  • Regard biaisé. Entre le temps et l’espace. Préface de Souada Mohamed Dhoifir. Paris: Iggybook, 2016.
  • « Retour au pays natal », « Cygne », « Gendarme », « Un cultivateur », « À mon ami photographe », « Mosquée » et « Il pleut ». Anthologie d’introduction à la poésie comorienne d’expression française. Carole Beckett, éd. Paris: L’Harmattan, 1995: 64-232.

Prix et distinctions:

  • 2004     Trophée des artistes de l’océan Indien par l’UDAR (Union Des Artistes de la Réunion), dans la catégorie Photographie.

Sur l’oeuvre de Mab Elhad:

  • Rasoamanana, Linda. « Pourquoi des poètes en temps de détresse? La poésie francophone de l’archipel des Comores depuis 1995 ». Les Littératures francophones de l’archipel des Comores. Buata Malela, Linda Rasoamanana, Rémi Tchokothe, éds. Paris: Classiques Garnier, 2017: 87-113.

Liens:

ailleurs sur le web:


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Dossier Mab Elhad préparé par Linda Rasoamanana

http://ile-en-ile.org/mab/

mis en ligne : 18 novembre 2017 ; mis à jour : 18 novembre 2017