Pascal Gonthier

Pascal Gonthier, photo © Cléah Gonthier Lesneven (Finistère nord, Bretagne, France) mai 2005

photo © Cléah Gonthier
Lesneven (Finistère nord, Bretagne, France) mai 2005

Pascal Gonthier naît le 21 avril 1955 à Roanne (Loire, France). Il y passe son adolescence avec une seule idée en tête, partir. Loin de préférence.

C’est d’abord Villard-de-Lans et Grenoble (1975) où les petits boulots s’accumulent : garçon de salle dans un hôpital, facteur intérimaire, chauffeur poids lourds temporaire, moniteur auto-école. Il écrit alors son premier roman, Promenade du Parc, à ce jour inédit car il en refuse à l’époque la publication proposée par l’éditeur Jean-Pierre Oswald contre une faible participation aux frais d’édition, ce qu’il continue de regretter. C’est aussi le temps de plusieurs voyages dont un périple qu’il tient pour très formateur de trois mois au Mexique durant l’été 1976. Il entend y suivre les traces d’Antonin Artaud chez les Indiens Tarahumaras de la Sierra Madre Occidentale et veut rencontrer Ivan Illitch à Cuernavaca… mais il arrive trop tard, le Centre international de documentation culturelle dirigé par le philosophe américain vient de fermer.

En 1980, il arrive en Nouvelle-Calédonie. Après avoir travaillé un an comme moniteur d’auto-école, il accepte un poste d’instituteur remplaçant à La Foa, commune de l’intérieur. En 1986, il est nommé à Poya, autre petite cité de l’intérieur. Durant cette période, il séjourne souvent sur une propriété de la côte Ouest, au Cap Goulvain. La découverte ainsi permise de la brousse néo-calédonienne et de ses habitants ne sera pas sans influence sur son travail d’écrivain. Toute la partie contemporaine d’Une obscure attente (roman publié en feuilleton dans le quotidien Les Nouvelles calédoniennes en octobre 2002) sera notamment écrite à partir de notes prises à cette époque-là.

En 1989, il est le premier lauréat du prix de science-fiction Sci-Fi/Les Nouvelles calédoniennes. Cette même année, il prend un congé pour suivre les cours de l’École supérieure de journalisme (E.S.J.) à Paris. Parallèlement, il travaille comme pigiste pour l’Agence océanienne de presse, ce qui lui permet de garder le contact avec l’Océanie.

Il rentre en Nouvelle-Calédonie en septembre 1990 avec un contrat de journaliste en poche. Il passe une semaine dans le seul quotidien de l’île, Les Nouvelles calédoniennes, mais rompt immédiatement à l’amiable avec ce journal pour revenir à l’enseignement tout en collaborant à l’édition locale de l’hebdomadaire Télé 7 Jours.

Il quitte l’enseignement primaire en 1995 pour être affecté pendant six années à la Prévention routière. S’ouvre alors une période faste sur le plan de l’écriture, avec d’avril à fin mai 1996 une nouvelle escapade journalistique puisqu’il tient alors la rubrique littéraire du défunt Quotidien calédonien.

La parution en juin 2000 d’un de ses articles intitulé « Éducation : Malaise chez les instits » vaut à la Prévention routière la première inspection pédagogique depuis son ouverture dix-huit ans plus tôt. Les tensions qui s’ensuivent le conduisent à quitter son poste pour devenir Professeur d’enseignement général des collèges (PEGC). Il est alors muté au collège de Koné (province Nord de la côte Ouest calédonienne). Puis il demande son détachement en Métropole où il enseigne d’août 2003 à juillet 2008 au collège du Pays des Abers dans le Nord Finistère (Bretagne, France). Durant cette période, il passe professeur certifié d’histoire-géographie.

En septembre 2008, il rejoint la Nouvelle-Calédonie où il enseigne durant un trimestre à Yaté. Pascal Gonthier est membre de l’Association des Écrivains de la Nouvelle-Calédonie.


Oeuvres principales:

Romans:

  • Lapérouse un destin égaré. Nouméa: Grain de Sable, 1996.
  • La dernière mort d’Éloi Chamorro. Nouméa: Éditions Île de lumière, 1997.
  • La Chute de Drexell Neuman. Nouméa: parution en feuilleton dans le journal Les Nouvelles calédoniennes (supplément TV) durant 22 semaines à partir du 27 juin 1998.
  • La Trilogie du bord du monde. Paris: Publibook, 2006.
    • Une obscure attente. Première parution en feuilleton dans le journal Les Nouvelles calédoniennes, du 9 octobre 2002 au 28 octobre 2002.
    • M. Giovarelli.
    • Scolopendre.
  • En courant vers le Minotaure. Paris: Publibook, 2009.

Récit:

  • A-t-on des nouvelles de Monsieur de Lapérouse ? Écrit en collaboration avec l’équipe de l’association Salomon. Nouméa: édité par l’Association Salomon, 1997, pages 12 à 162.

Dans les anthologies, recueils et revues:

  • « Le Mot perdu ». Télé 7 Jours 658 (3 janvier 1991).
  • « En attendant l’aube ». Télé 7 Jours 659 (10 janvier 1991).
  • « Nuit de mai ». Télé 7 Jours 660 (17 janvier 1991).
  • « L’Inspecteur et le prophète ». Télé 7 Jours 661 (24 janvier 1991).
  • « Le Dernier mot » 25-28 ; « Mort technique » 37-40 ; « Passions » 63-69 ; « Chantier » 115-127 ; « Le rêve de l’Homme-Varan » 129-134 ; « C’est temps allé qui se dérobe » 151-167 ; « Ultima Terra » 175-189. Dans En d’autres temps, en d’autres lieux… (Collectif). Nouméa: Éditions du Sci-Fi Club, 1994.
  • Visages. Ouvrage collectif : textes de différents auteurs sur des photographies d’Alain Pactat. Nouméa: C.H.S Albert-Bousquet et Association des écrivains de la Nouvelle-Calédonie, novembre 1998: 16, 48.
  • Avant que la nuit tombe. Nouméa: L’Herbier de Feu, novembre 1999, 23, 27.
  • «  Le Dernier mot » (nouvelle). Les Horizons divergents, Tome 5 de La Grande Anthologie de la science-fiction. Direction éditoriale Gérard Klein. Paris: Le Livre de Poche, 1999: 317-321.
  • « Sur l’île au cœur de pierre ». Revue Encre marine (Nouméa) 3 (décembre 2000): 12-13.
  • « Vacances au paradis ». Revue Encre marine 4 (juillet 2001): 13-15.
  • Rythmes pacifiques. Nouméa: Claude Beaudemoulin et Association des écrivains de la Nouvelle-Calédonie, novembre 2002: 20, 22 et 88.
  • « Le Correcteur » (nouvelle). Nouvelles Bariolées, direction R.A. Maertens. Amersfoort (Pays-Bas): Merlin educati eve media, 2002: 31-35.
  • « Catabase ». Revue Encre marine 6 (juillet 2002): 45-49.
  • « Catabase ». Revue Passerelles 27 (février 2003): 45-46.

Prix littéraires:

  • Prix Sci-Fi/Les Nouvelles calédoniennes, Nouméa, octobre 1989.
  • Prix Le Chaudron aux histoires, Dumbéa (commune de la banlieue de Nouméa, Nouvelle-Calédonie) octobre 1999.

Inédits:

  • Promenade du Parc, roman, 1977.
  • O° Equateur, roman, 1978.
  • Docteur Illusion, roman, 1979.
  • Jusqu’au bout du monde, nouvelles, 1983.
  • Lettres ouvertes aux fossoyeurs de l’Occident, essai, 1989.
  • La dixième vie de Rashied Usha. Roman jeunesse, 2000.
  • Journal (1998-2004). En ligne sur le site de l’auteur.  
  • Voyages (Australie-Nouvelle-Zélande-Afrique du Sud), récit.

Liens:

ailleurs sur le web:


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Dossier Pascal Gonthier préparé par Thomas C. Spear

http://ile-en-ile.org/gonthier/

mis en ligne : 10 juin 2005 ; mis à jour : 25 novembre 2015